TRACES CORPORELLES ET VOCALES : « (ELLE) RETIENT » OLGA DE SOTTO



Spectacle vu le 30 janvier 2018

A Armentières lors du festival Vivat la Danse !?, les spectateurs ont pu découvrir plusieurs spectacles autour du thème « J’entends des voix ».

Des voix d’interviews, de témoignages sur le corps, sur des expériences de vie, sur des souvenirs c’est ce qu’ont pu entendre les spectateurs de « (Elle) retient » d’Olga De Sotto. Quand es-tu venu pour la première fois ? Qu'est-ce que tu te souviens du spectacle ? ...  Au sein de cette pièce l’état de mémoire s’impose. Au sol, un tracé de son chemin symbolisé par un fil étendu en spirale entre en écho avec ses souvenirs, au contact de ses mouvements. Les cercles s'entremêlent les uns aux autres comme nos souvenirs se mélangent à nos imaginaires et nos émotions. Plus tard, des grains de sable tombent un à un sur le sol depuis un entonnoir édifiant un amas de souvenirs. Seule, elle se dévoile dans l’espace, par des courbes et des mouvements précis. Elle semble ailleurs. Elle frotte et efface des parties de son corps comme nos souvenirs s'étiolent. Tournée vers le ciel, elle transfert son poids et explore sa mémoire. Elle cherche, creuse dans son corps les restes de son passé. Les yeux fermés, elle médite apaisée.

Après de nombreuses recherches sur La Table verte de Kurt Jooss , une exploration collective et personnelle du souvenir, de la mémoire et de la trace du mouvement dans le corps , la chorégraphe danseuse propose ici une pièce pleine d’émotion et de poésie. Avec justesse, Olga De Sotto juxtapose les mémoires des spectateurs et les questionne sur leurs propres souvenirs.

Pour en savoir plus sur ses recherches autour de La Table verte et sur la mémoire des spectateurs :http://www.numeridanse.tv/fr/webdocs/17_fr-devenir-spectateur-de-danse

Olga De Soto est une danseuse, chorégraphe et chercheuse en danse espagnole. Son travail s’axe particulièrement sur la recherche et l’écriture chorégraphique.  Elles s’interroge sur la mémoire, l’empreinte et l’impact de l’art vivant dans ses pièces : Histoire(s) (2004 ), Introduction ( 2010 ), Débords / Réflexions ( 2012 ). Pour tous ces projets la chorégraphe a pour processus de création un long temps de recherche et de documentation. Elle exploite ensuite ses informations par un travail sur le temps qui singularise ses œuvres. Elle donne également de nombreux ateliers et conférences dans divers pays.

http://www.numeridanse.tv/fr/video/829_histoires


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